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chez Ibis Press
La première revue des littératures berbères
"Jusqu’à ce jour il n’existait aucune revue exclusivement consacrée à la littérature en berbère." Paulette Galand-Pernet
"Cette initiative est fondatrice à plus d’un titre : ouvrir une voie nouvelle pour le berbère, les lettres et l’analyse littéraire n’étant plus l’apanage des « grandes langues " Kamal Naït-Zerrad
"Une revue de littérature berbère : une grande première, utile et opportune." Salem Chaker
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Tifin Notre découverte est une revue de littératures berbères qui promeut les expressions littéraires et artistiques en langue berbère, dans leurs variétés linguistiques et leurs diversités génériques. Elle vise à les faire découvrir et à les interroger.
Les études littéraires berbères ont longtemps été négligées en tant que telles. On a préféré étudier la littérature (jusqu'à récemment, essentiellement orale) comme un miroir dans lequel se reflétaient les sociétés berbères. Comme expression du groupe, elle était vue à l'aune de son utilité, de sa fonction sociale et de ses préjugés " idéologiques. " L'esthétique des formes littéraires passait alors au second plan. Voilà donc le manque que Tifin Notre découverte vient combler avec modestie, mais rigueur.
Cette revue présente un reflet de la culture berbère vécue. Elle fait le lien entre la culture orale qui perdure et la littérature écrite en devenir. Oralité et écriture seront donc côte à côte dans les lignes de cette revue. Car il faut bien l'avouer, nous sommes dans un moment de transition, où la lecture n'est pas encore une activité banale pour les Berbères. Cependant la diffusion de chansons, de poèmes, de sketches, de pièces de théâtres met en place une nouvelle forme d'oralité. Métamorphoses et permanences de la culture orale traditionnelle qu'il ne faut pas négliger.
Car pour comprendre la vivacité de la nouvelle littérature, il faut aussi l'entendre.
Nous ferons donc revivre sous forme audio des archives inédites ou peu connues du patrimoine littéraire berbère, mais aussi donnerons à entendre de nouvelles créations littéraires.
Aujourd'hui grâce à l'informatique, il y a de nombreux auteurs, les publications en langue berbère sont légion, surtout dans les pays d'Afrique du Nord. Mais peu de textes publiés actuellement sont soumis à l'examen attentif et minutieux d'un éditeur. Tout d'abord parce qu'il s'agit là d'une littérature en gestation, ensuite parce que chacun croit de son devoir d'écrire, pour la cause, pour résister, mais très peu souvent pour la littérature elle-même. Ainsi, la quantité prime trop souvent sur la qualité. Et les ouvrages qui mériteraient attention sont perdus dans une foule d'autres moins intéressants mais plus diffusés.
Voilà pourquoi en créant cette revue nous proposons un espace, un cadre où la production artistique et littéraire actuelle en langue berbère puisse être mise en valeur dans sa qualité et dans ses diverses composantes.
La revue s'adresse à un public assez large. Ce n'est pas une revue de spécialistes ou d'universitaires, mais c'est un espace d'expression ouvert à ceux qui font la littérature, à ceux qui la lisent, en somme à ceux qui l'aiment.
En effet, la littérature est écrite pour être lue et pas seulement par un cercle limité de chercheurs, mais par tous ceux qui y trouvent un intérêt. Cette revue par son objet même a donc deux publics. Un public berbère qui vit le passage à l'écrit comme un nécessaire passage à la lecture, et un public francophone qui souhaite avoir connaissance de la vitalité de la culture berbère.
Cette littérature que nous voulons découvrir, il nous faut en quelque sorte l'inventer. Le choix des textes littéraires est soumis à un examen minutieux. Le caractère littéraire des créations, que nous proposons aux lecteurs de découvrir, doit être est apprécié de manière rigoureuse; et en cela la formation littéraire de la plupart des membres du comité de rédaction est un atout majeur. La majorité des genres littéraires (théâtre, roman, poésie, conte, nouvelle...) sera représentée. Tous les textes littéraires en berbère sont traduits en français dans des traductions qui conservent le caractère littéraire et la facture du texte d'origine. Car on ne peut défendre une littérature qu'en la faisant connâitre dans sa richesse.